Biographie


Conference sur Palestine Rien ne nous manque ici. Bruxelles 2009Adila Laïdi-Hanieh est essayiste et écrivain, spécialisée dans les arts et les pratiques culturelles de Palestine, l’histoire intellectuelle moderne arabe, et les espaces et processus culturels. Ses recherches académiques portent sur la Théorie critique, l’esthétique, l’idéologie, et les études postcoloniales.

Elle dirigea en 2008 le premier ouvrage à penser une Palestine contemporaine de manière introspective, multidisciplinaire et critique, telle que vécue et perçue par des artistes et intellectuels Palestiniens et d’ailleurs : Palestine rien ne nous manque ici, vise à dépasser les visions courantes de la Palestine : des mécanismes de survie, d’adaptation et de résistance. L’ouvrage accueille des textes et des images (essais, mémoires, entretiens, poésies, photographies, dessins, performance) d’artistes, de critiques, de philosophes, de poètes, et de plasticiens émergents et confirmés, avec une majorité de contributions inédites.

Ses essais et articles sont publiés dans la Revue d’Études Palestiniennesl’Art-Même et Weghat Nazar, inter alia.

Laïdi-Hanieh dirigea le centre culturel Khalil Sakakini à Ramallah depuis sa fondation en 1996 jusqu’à  2005. Elle y initia et fut la curatrice en 2001 de l’exposition-mémorial 100 Shaheed-100 Lives  qui aura une tournée internationale en 2002 et 2003.

De 2007 a 2009 elle fut conseiller artistique ainsi que membre du comité de suivi  de MASARAT, la saison artistique et culturelle palestinienne qui se déroula en 2008-2009 en Belgique.

Son travail de curatrice et de gestionnaire culturelle fut couvert par des medias divers tels qu’ABC, Al-Hayat, Al-Watan, Asahi Shimbun, CNN, The Daily Star, The Financial Times, The Guardian, Los Angeles Times, La Libre Belgique, Le Monde, The New York Times, Moustaqbal/Future TV, etc.

Elle reçut le 8 Mars 2006 le prix de femme de l’année de la part de l’université de Bethléem, à l’occasion de la journée international de la femme.

Laïdi-Hanieh enseigna de 2006 à 2008 l’histoire intellectuelle arabe, ainsi que le premier cours sur l’histoire de l’art de Palestine à l’université de Birzeit. Elle obtint en 2008 une bourse Fulbright pour entreprendre un doctorat en Cultural Studies à l’université George Mason aux Etats-Unis, en outre de bourses de recherche doctorale du Centre Ali Vural Ak pour les études Globales islamiques en 2011, et de la fondation Soros (OSI) en 2012.

Laïdi-Hanieh a contribué à fonder des associations et fondations culturelles diverses, telles que le Fond Arabe pour les Arts & la Culture (Beyrouth), Al-Mawred al-Thaqafi [Ressource Culturelle] (Le Caire)la Fondation centre culturel Khalil Sakakini (Ramallah), et Shashat (Ramallah). Elle fut membre de l’initiative ‘Young Arab Leaders’ du Forum Économique Mondial (WEF) et de son Conseil de 100 Leaders pour le dialogue Islam-Occident de 2002 à 2005. Elle est également membre de l’association de recherches académiques AMCA, l’Association d’Art Moderne et Contemporain du Monde Arabe, Iran & Turquie (Denton, TX) .

Elle donne également des conférences telles que la conférence inaugurale du Diwan Dar Abdellatif à Alger en 2009,  ainsi qu’aux Halles de Schaerbeek, la bibliothèque du congrès américain, le symposium annuel du centre d’études arabes et contemporaines de l’université de Georgetown, la fondation de recherche Brookings Institution, la Biennale de  Sharjah, le Forum d’ Art Dubaï, les Rencontres Ibn Rochd, la Royal Geographic Society de Londres, l’Institut Français de Tokyo, etc.

Laïdi-Hanieh est née en Algérie et y fut éduquée ainsi qu’en Jordanie où elle étudia la peinture avec la peintre moderniste Fahr el Nissa Zeid. Elle partage son temps entre la Palestine (Ramallah), les Etats-Unis (Fairfax, VA), et l’Algérie (Alger).